2024 : une année de records
Selon les données de Copernicus/ECMWF, 2024 a enregistré une température moyenne mondiale de 1,6°C au-dessus du niveau préindustriel — dépassant pour la première fois de manière annuelle le seuil symbolique de 1,5°C fixé par l'accord de Paris. Chaque mois de 2024 a battu le record mensuel correspondant.
Les conséquences visibles
La banquise arctique d'été a atteint son niveau le plus bas jamais mesuré. Les événements météorologiques extrêmes — canicules, inondations, sécheresses — ont été plus fréquents et plus intenses. L'Espagne et le Maroc ont connu leurs pires incendies depuis un siècle. Les récifs coralliens de la Grande Barrière ont subi un blanchissement de masse pour la cinquième fois en huit ans.
Les points de basculement préoccupent
Ce qui inquiète davantage les climatologues, ce sont les points de basculement — des seuils au-delà desquels le système climatique s'emballe de manière irréversible. La fonte du pergélisol sibérien, qui libère du méthane, et le ralentissement de l'AMOC (circulation thermohaline atlantique) sont suivis avec une attention particulière.
« Nous ne parlons plus de prévention, mais de gestion de l'inévitable tout en limitant le pire. » — Valérie Masson-Delmotte, co-présidente du GIEC
0 commentaires
Laisser un commentaire
Les commentaires sont modérés avant publication.