Science

Fusion nucléaire : le réacteur ITER approche de son premier plasma

Le projet international ITER, basé à Cadarache, entre dans sa phase finale d'assemblage. Pourquoi cette étape est historique, et qu'est-ce qu'on peut en attendre ?

35 ans de collaboration internationale

ITER — International Thermonuclear Experimental Reactor — est le projet scientifique le plus complexe jamais entrepris par l'humanité. Trente-cinq pays, dont l'Union européenne, les États-Unis, la Chine, la Russie, l'Inde, le Japon et la Corée, ont mis en commun ressources et expertise pour construire ce tokamak géant dans le sud de la France.

Comment ça marche

La fusion nucléaire, c'est l'inverse de la fission. Au lieu de casser des atomes lourds (uranium), on fusionne des atomes légers (deutérium et tritium) pour libérer une énergie colossale. C'est ce qui se passe dans le Soleil. Le défi terrestre est de reproduire ces conditions — 150 millions de degrés — et de confiner ce plasma dans un champ magnétique toroïdal.

ITER est conçu pour produire 500 MW d'énergie à partir de 50 MW injectés, soit un facteur d'amplification de 10 (Q=10). Les réacteurs actuels à fission tournent autour de Q=0,67.

Et après ITER ?

ITER n'est pas destiné à produire d'électricité — c'est un démonstrateur scientifique. Le vrai réacteur commercial, DEMO, est prévu pour les années 2040. Entre-temps, des entreprises privées comme Commonwealth Fusion Systems ou TAE Technologies accélèrent leurs propres approches avec des financements records.

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