Technologie

Les batteries sodium-ion vont-elles détrôner le lithium dans nos voitures électriques ?

CATL et BYD misent massivement sur cette technologie plus abordable et moins dépendante des métaux rares. Le point sur une révolution qui se dessine.

Le lithium sous pression

Depuis quelques années, la domination du lithium dans les batteries des véhicules électriques semblait indiscutable. Mais les tensions sur les chaînes d'approvisionnement, la volatilité des prix du cobalt et du lithium, et les enjeux géopolitiques liés à l'extraction en Amérique du Sud et en Afrique ont accéléré la recherche d'alternatives.

Le sodium, une technologie mature qui revient

Les batteries sodium-ion ne sont pas nouvelles — elles furent explorées dans les années 1980. Mais des avancées récentes dans la chimie des électrodes ont considérablement amélioré leur densité énergétique. CATL, le géant chinois de la batterie, produit désormais des cellules sodium-ion atteignant 200 Wh/kg, contre 280 Wh/kg pour les meilleures cellules lithium actuelles — un écart qui se réduit.

L'avantage ? Le sodium est abondant, peu coûteux, et sa chaîne d'approvisionnement est bien moins concentrée géographiquement. Le coût de production pourrait être 20 à 30% inférieur à celui du lithium.

Quelle adoption en Europe ?

Renault et Stellantis ont annoncé des partenariats avec des fournisseurs de cellules sodium-ion pour leurs gammes d'entrée de gamme à l'horizon 2027. Pour les citadines et les véhicules à faible autonomie requise, la technologie est déjà prête.

0 commentaires

Laisser un commentaire

Les commentaires sont modérés avant publication.